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jappeloup.jpg
Jappeloup Janvier 2013
  Un film de :  Christian Duguay
Avec :
Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil, Lou de Laâge, Tcheky Karyo, Jacques Higelin, Marie Bunel,
  • Il était une fois, un petit cheval qui n’avait aucune chance de gagner,
    Il était une fois, un cavalier à la recherche de la monture parfaite,
    Il était une fois, un homme et un cheval qui se murmuraient à l’oreille :
    “Ensemble, nous gagnerons”.

  • affiche-jappeloup.jpg

Toutes les infos : www .jappeloup et pierre durand .com/jappeloup-le-film

 

Guillaume Canet, jouera le rôle du cavalier  Pierre Durand dans le film du Canadien Christian Duguay qui « retracera de manière romancée la belle histoire du petit cheval noir champion olympique à Séoul en 1988" dans la discipline équestre du saut d'obstacles et de son non moins célèbre cavalier .

Pour le besoin du film, Guillaume Canet s’est remis sérieusement à l’équitation chez Frédéric Cottier.

Pour doubler Guillaume Canet dans les scènes équetres les plus difficiles , une doublure de luxe, Rodrigo Pessoa, ami de toujours de Pierre Durand.

Jérôme Navet, neveu d’Eric sera également une doublure de Pierre Durand, Rodrigo ne pouvant mettre entre parenthèse sa carrière sportive pendant les 3 mois du tournage.

Jean Rochefort devrait être l’éleveur de Jappeloup, Henri Delage.

Marina Hands jouera Nadia l’épouse du Champion Olympique.

Daniel Auteuil est pressenti pour le rôle de Serge, père du cavalier.

  jappeloup : jappeloup-canet.jpg

Mais la vedette reste Jappeloup,le cheval,  mort d'une crise cardiaque dans son pré à 16 ans, que des origines modestes ne prédisposaient pas aux plus grands honneurs.Jappeloup quand à lui sera "joué" par  5  montures. 5 chevaux pour être à la hauteur d'un tel myhte.  Il faut le Jappeloup  sauteur, travaillant sur le plat, joueur, et autres prises de vues. C’est Pierre Durand lui-même qui a validé les choix aidé en cela de son ami Patrick Caron qui sera lui-même un des rôles du film.

"C'est la première fois qu'en France un long métrage est consacré à la carrière d'un cheval, devenue une légende", a souligné Pierre Durand. "Guillaume Canet s'est beaucoup impliqué avec plusieurs casquettes. Il a ainsi réécrit le scénario, avec une motivation particulière puisqu'il était destiné à devenir cavalier de CSO avant une mauvaise chute", a expliqué l'ex-champion girondin. 

Le tournage commence en septembre,on a déjà hâte de voir le résultat!

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Le cheval , son cavalier et la médaille olympique au poitrail pour le tour d'honneur!

La bande annonce du film:

 

 

Rappel de la biographie de ce cheval - champion d'exception: wikipédia

Jappeloup, l'histoire vraie :

né en avril 1975 dans la ferme équestre d'Henry Delage à Saint-Savin et mort en 1991, était un cheval Selle français de saut d'obstacles appartenant à Henry Delage. Il a remporté de très nombreux titres, champion olympique, champion d'Europe et champion de France avec son cavalier Pierre Durand dans cette discipline, et est considéré comme l'un des chevaux de saut d'obstacles les plus performants de tous les temps, malgré des origines modestes et une hauteur au garrot de 1,58 m, relativement faible pour concourir dans cette discipline. Jappeloup a laissé une trace indélébile dans l'histoire du sport français et lors de sa mise à la retraite en 1991, un jubilé a même été organisé en bas de la tour Eiffel en son honneur. Trois mois plus tard, il meurt d'un arrêt cardiaque dans son pré.

  jappeloup-et-pierre-durand.JPG

Jappeloup est né dans la ferme équestre d'Henry Delage à Saint-Savin, en Gironde. Son père est un trotteur français du nom de Tyrol II, et sa mère une vieille jument Pur Sang de course s’appelant Vénérable. Bien que ce type de croisement n'ait jamais rien donné d'intéressant, Jappeloup s'est hissé au plus haut niveau. Il n’a pas eu de descendance puisqu'il était castré. Cheval selle français hongre et bai foncé de petite taille, soit 1,58 m, Jappeloup n’a pas le physique habituel des chevaux rencontrés sur les terrains de CSO internationaux. Doté d’un caractère indiscipliné et fantaisiste il a montré de très grandes facilités en saut d'obstacles malgré sa taille modeste, Jappeloup est en effet si petit que cette caractéristique aurait pu l'empêcher de faire une carrière internationale. Jappeloup a été élevé et révélé par Henry Delage qui l'a présenté à 4 ans à Pierre Durand, et lorsqu'il fut présenté pour la première fois, le cavalier le refusa, l'annonçant « trop petit ». Il revint sur sa décision un an plus tard, en voyant Jappeloup sauter. Il contacta aussitôt l'éleveur et Jappeloup ne l'a depuis plus quitté.

 

Avec Pierre Durand, Jappeloup a gagné de nombreux titres : Champion de France en 1982, Champion d'Europe en 1987, 11 médailles d'or en Grands Prix dont cinq en Coupe du Monde et trois en CSIO, et Champion Olympique aux JO de Séoul en 1988. En 1984, aux Jeux olympiques de Los Angeles, pendant l'épreuve par équipe, le cheval, alors âgé de neuf ans, refusa, jeta son cavalier à terre et s'enfuit vers les écuries après avoir réussi à enlever sa bride. Après sa chute, Pierre Durand fut la cible de nombreuses critiques. En 1986, Jappeloup de Luze, bien que castré et ne pouvant pas avoir de descendance, était estimé à 3 750 000 francs.

En 1988, aux Jeux olympiques de Séoul, après avoir gagné la médaille d'or, Pierre Durand lui passa la médaille sur le poitrail pour le remercier.

En 1997, le magazine équestre l'Année Hippique a désigné Jappeloup comme étant le deuxième cheval le plus performant en saut d'obstacles depuis la 2e Guerre mondiale. Il a été élu par un vote de 37 experts du monde des sports équestres.

Le public a particulièrement retenu la lutte sur les terrains de CSO entre Jappeloup et son concurrent gris, le célèbre Milton sous la selle de l'anglais John Whitaker.

Pour sa retraite en 1991, un jubilé a eu lieu au Champ-de-Mars à Paris, au pied de la Tour Eiffel avec une compétition de saut d'obstacles réunissant les 25 meilleurs cavaliers. Jappeloup est depuis devenu une marque déposée par Henry Delage.

 

Le cheval Jappeloup accompagné de son propriétaire Henry Delage aux Jeux équestres mondiaux de Stockholm en Suède

 

 

Liste non exhaustive des titres de Jappeloup avec Pierre Durand1.

  • 1982 : champion de France senior à Fontainebleau

  • 1983 : médaille d'argent par équipe aux Jeux méditerranéens à Rabat

  • 1985 : 3e de la finale de la coupe du monde à Berlin

  • 1986 : champion de France senior à Fontainebleau et médaille de bronze par équipe aux Championnats du monde

  • 1987 : médaille d'or en individuel et médaille d'argent par équipe aux Championnats d'Europe à Saint-Gall

  • 1988 : médaille d'or en individuel et médaille de bronze par équipe aux Jeux olympiques de Séoul

  • 1989 : médaille d'argent par équipe aux Championnats d'Europe à Rotterdam

  • 1990 : médaille d'or par équipe aux Championnats du monde à Stockholm et 2e de la finale de la coupe du monde à Dortmund

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Statue équestre hommage au champion, dans le parc  du musée olympique de Lausanne

la statue de Jappeloup de Luze au musée olympique

 

Du côté du tournage du film

 

Mise à jour

Interview Guillaume Canet  link


Ce passionné d'équitation vient de tourner dans un film qui retrace le parcours du jockey Pierre Durand et de son fidèle Jappeloup, médaille d'or aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Cette fois, c'est le cheval qui est de la région. "Seabiscuit", du club Chartres Equitation, partagera la vedette avec les acteurs. En attendant la sortie du film en janvier 2013, on pourra voir Guillaume Canet dans "Les Infidèles".

Vous venez de terminer le tournage de "Jappeloup" aux côtés de Marina Hands et Daniel Auteuil, film qui retrace le parcours du jockey Pierre Durand et de son cheval.
G. C. : C'est un film très important pour moi. Je me suis remis à l'équitation. J'ai été entraîné par l'ancien équipier de Pierre Durand, Frédéric Cottier. On a travaillé jusqu'à 6 ou 7 heures par jour. J'ai perdu 5 kg pendant le tournage.
Vous avez vécu dans un haras. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque?
G. C. : Sans son cheval, un champion n'est plus rien. Je sais ce dont je parle. J'ai arrêté ce sport après une chute terrible. Moi et mon cheval étions cassés. Et il n'y avait qu'avec lui que je pouvais participer aux grosses épreuves. J'ai appris l'humilité. J'ai aussi appris à me battre et prendre des décisions. Quand j'ai fait mon premier film « Mon Idole », des partenaires financiers comme Canal+ m'ont lâché. Pour « Ne le dis à personne », on me conseillait de ne pas prendre François Cluzet. Un peu trop Ringard ! Il a eu le César du meilleur acteur. Comme quoi !

Propos recueillis par Christian Panvert

 

Une autre brève de tournage ici link

guillaume-canet-jappeloup.JPGL'histoire est vraie. En vue des Jeux olympiques de Séoul en 1988, pour préparer et habituer au bruit de la foule son cheval Jappeloup, Pierre Durand l'avait amené au Parc Lescure rempli de supporteurs. C'était le 14 mai 1988, juste avant le match entre les Girondins et le Matra Racing. Pierre Durand et Jappeloup avaient fait un tour de stade. Un entraînement qui avait permis à Jappeloup de rester concentré quelques semaines plus tard à Séoul pour gagner sa médaille d'or en saut d'obstacles.

Hier, à l'issue du match Bordeaux-Nancy, les supporteurs du stade Chaban-Delmas étaient invités à jouer les prolongations en guise de figurants pour rejouer la scène. Car c'est au tour de l'acteur Guillaume Canet d'entrer dans la légende Jappeloup. Lui qui avait dû arrêter l'équitation suite à une mauvaise chute a écrit le scénario du film actuellement en tournage et consacré à Jappeloup.

Manquant de glisser sur des sièges détrempés, les volontaires affluent. « Ça ne va pas durer longtemps », promet Guillaume Canet aux figurants qui se serrent bientôt sur les sièges du virage sud sud-ouest sous une pluie glaciale. « Mais vous êtes top d'être restés », remercie l'acteur, conscient des conditions atmosphériques peu motivantes. Applaudissements.

L'équipe technique s'affaire derrière lui, la tribune s'impatiente et trépigne. « Action », hurle un supporteur. Rires dans le virage. L'ambiance est détendue. L'acteur plaisante avec les spectateurs qui l'interpellent. Il y a d'abord l'explication de texte du réalisateur canadien, Christian Duguay. « On est en 1988, donc s'il vous plaît, pas de téléphone portable visible ni d'appareil photo numérique. » « Attends, en 1988, ils n'avaient pas de portable », s'étonne un supporteur.

« Le cheval va passer devant vous, il faudra l'applaudir très fort », poursuit le réalisateur. Dans le film, Gilles Lelouche est le speaker. Affublé d'un costume vert daté « eighties », il chauffe le stade. « Vous avez gagné, alors vous êtes chauds ! » Réponse sans équivoque et bruyante du virage. « Ça tourne. »

Guillaume Canet ôte sa doudoune. C'est en marine et blanc - de circonstance - qu'il monte une des neuf doublures choisies pour incarner Jappeloup. Il lui flatte l'encolure, mime la peur de l'animal, le rassure, arpente au trot l'espace herbeux entre la cage des buts et le virage.

La scène est dans la boîte.

 

 

Souvenirs :

 

 

Le premier rôle est bien celui du Cheval, Jappeloup, qui aura  9 doublures:

Baturo, Centinero, Bodio, Sea Biscuit, Oceane, Wellcome Sympatico, Incellos, Power, Playboy

 

 Il faut le Jappeloup  sauteur, travaillant sur le plat, joueur, et autres prises de vues. C’est Pierre Durand lui-même qui a validé les choix aidé en cela de son ami Patrick Caron qui sera lui-même un des rôles du film.

 

zoom sur quelques uns de ces chevaux acteurs :

Incello:

Incello, Etalon de 11ans

incellos.jpg

 

 

Baturo : Jappeloup acteur

Baturo ne sautera pas d'obstacles, il sera filmé pour les gros plans, les scènes de jeu et de cascades avec les comédiens et notamment les refus. C'est Mario Luraschi qui dresse Baturo et lui apprend toutes les actions spécifiques qu'il devra réaliser dans le film. Filmé en gros plan et avec le rythme du montage, on ne verra pas la différence avec les autres chevaux et bien-sûr nous ne verrons pas qu'il est Andalou.

 

 

Océane du Chatel : Jappeloup sauteur

C'est une jument de 9 ans, robe noire pangaré et qui peut sauter 1m50. Sur cette vidéo, les obstacles ne sont pas très hauts mais dès le mois prochain elle sera entrainée par Frédéric Cottier et Pierre Durand pour lui apprendre à sauter de la même façon que Jappeloup. Elle ne sera pas filmée pour les gros plans mais plutôt pour les sauts sur obstacles moyens, au paddock, à l'entrainement.

 

 

   Welcome Sympatico

le Jappeloup lorrain Il est la coqueluche de l’équipe du film consacré au cheval de légende, vainqueur des JO de Séoul en saut d’obstacles. Welcome a conquis Pierre Durand, le cavalier de Jappeloup qui n’a jamais oublié son petit bout de zan.

link

 

« Meilleur père de jeunes chevaux en 2010 », selon Dominique Simonin, (à droite sur la photo) qui s’occupe de lui à Suriauville, Welcome Sympatico est aussi « un acteur doué», assure le champion Pierre Durand (au centre). Photo DR

« Meilleur père de jeunes chevaux en 2010 », selon Dominique Simonin, (à droite sur la photo) qui s’occupe de lui à Suriauville, Welcome Sympatico est aussi « un acteur doué», assure le champion Pierre Durand (au centre)

Des barres à 1,70 m de hauteur ne lui faisaient pas peur, lui qui ne mesurait qu’un 1,58 m ! Immense de courage, n’écoutant que son cœur et son cavalier, Jappeloup de Luze gagne les Jeux Olympiques de saut d’obstacles à Séoul en 1988. Vingt ans après sa disparition, le cheval-phénomène de Pierre Durand s’apprête à revivre au cinéma, incarné, entre autres, par un étalon vosgien. La légende continue et l’ancien champion, actuel président de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, participe évidemment à l’aventure !

C’est la première fois qu’en France un long-métrage est consacré à la carrière d’un cheval, le vôtre. Comment prenez-vous la chose ?

Pierre DURAND : « Comme un cadeau merveilleux ! Qui me fait aussi replonger dans le passé avec parfois des moments douloureux. Le film montrera, en effet, l’épisode des JO de Los Angeles, en 1984, où Jappeloup me fait tomber. Des morceaux de galère qui rendent la victoire plus belle au final. En tant que conseiller technique, je veille également à ce que notre histoire ne soit pas dénaturée. Guillaume Canet, qui joue mon rôle, a pris quelques libertés mais reste très respectueux et pour l’instant je m’y retrouve. »

Welcome Sympatico, un étalon hanovrien qui fait la monte au haras du Rond-Pré à Suriauville, dans les Vosges, tient aussi la vedette en interprétant Jappeloup. Comment l’avez-vous rencontré ?

« Tout l’hiver, on a cherché des chevaux qui pouvaient lui ressembler. Il y a eu un casting sur Facebook et j’ai vu les photos de Welcome. Quand je l’ai monté à Vittel, j’ai été immédiatement séduit. Ce cheval a du charisme. Très bien dressé, il n’est pas non plus blasé et saute, à 20 ans, avec encore beaucoup de générosité. Tout l’été, Chloé (Ledinski, la cavalière de Dominique Simonin chez qui Welcome est basé) l’a bien préparé pour lui donner une condition physique. Évidemment, sa petite taille d’1,54 m – une anomalie pour un cheval de race allemande – et sa couleur de robe ont été des critères déterminants. Son expression de tête, son attitude de placé d’encolure sont également très proches de Jappeloup. »

Est-ce qu’il existe aussi des similitudes dans le caractère ? Dominique Simonin loue la gentillesse de Welcome Sympatico…

« Il a raison. Pas du tout inquiet, il met très en confiance Guillaume Canet, qui n’a pas l’habitude de franchir des obstacles de plus d’1,35 m contrairement à Welcome qui tournait autrefois sur de grosses épreuves, notamment à Aix-la-Chapelle (la Mecque du jumping). On peut placer la caméra à 4 m de la réception au sol, il ne se trouble pas ! À tel point qu’il est devenu le cheval fétiche du tournage ! (Une pause) Jappeloup était atypique, naturellement anxieux mais tout en ayant une capacité prodigieuse à se surpasser. Il a fallu que je le décrypte, qu’entre nous se crée une relation affective pour qu’il se laisse guider. Mon cheval m’a poussé à l’excellence pour me hisser à son niveau. Il a changé ma façon de monter, m’a aidé à mieux me connaître. Il m’a appris la tolérance, la patience, à m’intéresser aux autres. C’était le cheval de ma vie, mon ami. »

Propos recueillispar Virginie DEDOLA.

 

 

Seabiscuit

Un cheval à l’affiche  link le cheval d’une cavalière chartraine jouera au cinéma le rôle d’une légende : Jappeloup de Luz. Il sera monté par Guillaume Canet. Le comédien incarnera le cavalier de Jappeloup : Pierre Durand. 

Il a sa couleur, sa tâche blanche sur le front, sa taille. Même Pierre Durand a été frappé par la ressemblance entre Seabiscuit*, le cheval de Mélanie Doublier, la fille des propriétaires du club hippique Chartres-Équitation, et Jappeloup de Luze. C'est avec ce cheval mythique que le cavalier international a remporté, entre autres distinctions, la médaille d'or des Jeux Olympiques de Séoul (Corée-du-sud) en 1988.

 

Cette ressemblance vaudra à Seabiscuit d'être l'une des vedettes du film consacré à Jappe-loup, vingt ans après sa mort, et dont le tournage devrait commencer en septembre. «Tout à commencé cet hiver» a expliqué samedi Sylvie Doublier, la mère de Mélanie. «Je regardais une émission de télévision où Pierre Durand parlait de Jappeloup. Ils ont passé des photos de son cheval et j'ai reconnu Seabiscuit» s'étonne-t-elle encore. «Sans même savoir qu'il y avait un projet de film, j'ai envoyé la photo de notre cheval à Pierre Durand. Au début il était sceptique lorsque je lui avais dit que nous avions chez nous un sosie de Jappeloup. Mais lorsqu'il a vu la photo, il a été convaincu» raconte Sylvie Doublier.


Depuis deux mois, tout s'est accéléré pour Seabiscuit. Il a été retenu pour être l'un des chevaux qui interprèteront le rôle de Jappeloup dans le film qui lui sera consacré. Il a passé un mois chez Mario Lurashi le spécialiste français du dressage de chevaux pour le cinéma. Depuis le début juillet, Seabiscuit s'entraîne maintenant aux Haras de Poigny-la-Forêt (Yvelines), chez Frédéric Cottier, un autre cavalier émérite puisqu’il a notamment été champion du monde dans les années 80 avec un autre cheval mythique : Flambeau C. Quant au rôle de Pierre Durand, il sera interprété par un autre Yvelinois : Guillaume Canet. Un comédien dont la première passion a été l'équitation. D’ailleurs, son entrée dans le monde du cinéma il la doit à Jean Rochefort qui élève des chevaux à Auffargis dans les Yvelines.
 

Dans la perspective du tournage, Guillaume Canet monte régulièrement Seabiscuit. Samedi, il était absent, retenu sur le tournage de La guerre des boutons. En son absence, Mélanie Doublier est venue monter son cheval pour évaluer ses progrès. «C'est incroyable ! Il a même appris à faire le pas espagnol» s'est-elle étonnée. Dans ce film, outre Guillaume Canet qui en a co-écrit le scénario, Jean Rochefort est annoncé (la boucle est bouclée). Ce dernier jouera le rôle de Henri Delage, l'éleveur de Jappeloup. Daniel Auteuil a également été pressenti pour interpréter le rôle du père de Pierre Durand.


*Le  cheval de Mélanie Doublier, Seabiscuit est doublement remarquable. Au-delà de sa ressemblance avec Jappeloup de Luze, il partage son nom de baptême, Seabiscuit, avec un autre fameux cheval. Son homonyme vécu du 23 mai 1933 au 17 mai 1947 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un cheval de course. Il défraya la chronique dans les années 1930. Son parcours hors du commun fit de lui une figure populaire auprès du public améri-cain alors frappé par la Grande Dépression. Il est demeuré l’un des chevaux de courses les plus célèbres de l'histoire. De nombreux livres et films lui ont été consacrés, dont pur-sang, la légende de Seabiscuit, nommé pour l'Oscar du meilleur film en 2003.

 

 


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