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Parce qu'il n'y a pas que le cheval et l'école dans la vie!

Vous avez déjà eu un aperçu du côté artistique et des voyages, bienvenue dans une autre case de ma vie : le théâtre... une passion très ancienne, depuis Un médecin malgré lui quand j'avais huit ans...
Il s'agit de copier-coller pour l'essentiel de mes compte-rendus habituellement publiés sur un forum de théâtreux, dont un gros bug nous a incité à faire une copie ailleurs de nos textes, et du coup, l'idée qu'après tout, je n'étais pas la seule à apprécier à la fois les chevaux et le théâtre, et que cela pourrait peut-être donner aux visiteurs des idées de spectacle!
N'hésitez pas à donner votre avis sur ces pièces de théâtre en commentaire!

 

Pour le spectacle équestre, c'est ici:

Théâtre et spectacles équestres


Les dernières représentations auxquelles j'ai assisté : les mises à jour se feront en haut de l'article, les critiques des spectacles apparaissent donc de la plus récente à la plus ancienne.

 

 

Tosca, Puccini , grand théâtre de Tours, avril 2010

Un opéra pour lequel j'ai, avec la Traviata, des sentiments tout particulier, puisque c'est avec ces deux ouevres que j'ai découvert l'opéra il y a une petite dizaine d'années.

Pour Tosca, c'était dans un décor, construit autour d'un gigantesque escalier, et une mise en scène bien différente , l'acte II de la mise en scène de cette année, le final de la saison 2002, voilà MA tosca!

 

Une bien belle fin de saison lyrique donc: après le Dialogue des Carmélites, une Tosca impressionnante, jeu , mise en scène, décors, sobres mais avec beaucoup de symboles, haut niveau des voix et de l'orchestre,  et le plaisir de la langue qui prolonge les vacances en Italie, vivement la saison prochaine!

 

mise en scène : Gilles Bouillon

direction musicale : Jean-Yves Ossonce

décors : Nathalie Holt

costumes : Marc Anselmi

lumières : Marc Delamèzière

distribution : Nicola Beller-Carbone, Luca Lombardo, Peter Sidhom, Antoine Garcin, Olivier Grand, Jean-Louis Meunier et Ronan Nedelec

Orchestre Symphonique Région Centre-Tours

Nouvelle production Opéra de Tours

 

Un très bel acte II, avec la tension qu'il faut, des chanteurs vraiment acteurs, un méchant magnifique,des décors et des lumières bien pensés, bref, une réussite, et un intéressant reportage photo ici pour découvrir les coulisses de cette production et aussi le merveilleux écrin qu'est le Grand théâtre de Tours :

 

http://www.photours.fr/repetition-de-lacte-iii-de-tosca-en-photos-lopera-de-tours-13-avril-2010-par-fabrice

 

 

 

 

 

Le Dialogue des carmélites, mars 2010, tours

Passer à moins d'une semaine d'intervalle du "jazz et la diva", au "Dialogue des Carmélites" ... autant dire que l'on n'en sort pas dans le même état d'esprit! Cela faisait plusieurs mois que je n'avais fréquenté le grand théâtre de Tours que pour les représentations jeune public, mais cette production m'avait déjà séduite sur le papier : l'association Jean-Yves Ossonce au pupitre, Gilles Bouillon à la mise en scène, Bernard Pico à la dramaturgie et Nathalie Holt pour les décors, pour avoir déjà apprécié plusieurs spectacles de cette équipe, j'y allais en confiance.Qui plus est une belle distribution.. bref, pas d'hésitation au moment de prendre ma place! 

Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc, opéra en trois actes et douze tableaux (1957)
Texte de Georges Bernanos
Chœurs de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre-Tours direction : Jean-Yves Ossonce
mise en scène : Gilles Bouillon
décor : Natalie Holt
costumes : Marc Anselmi
dramaturgie : Bernard Pico
éclairages : Alain Vincent

Avec :Sophie Marin-Degor (Blanche),  Marie-Ange Todorovitch (Madame de Croissy), Mireille Delunsch (Madame Lidoine), Marie-Thérèse Keller (Mère Marie de l’Incarnation), Sabine Revaut d’Allones (Sœur Constance de Saint-Denis), Nicole Boucher (Mère Jeanne de l’Enfant Jésus), Anna Destraël (Sœur Mathilde), Didier Henry (le Marquis de la Force), Christophe Berry (le Chevalier de la Force), Léonard Pezzino (l’Aumônier du Carmel), Ronan Nédélec (le Geôlier, l’officier), Antoine Normand (Premier commissaire), Yvan Saujeteau (Deuxième commissaire), Mickaël Chapeau (Thierry), Jean-Marc Bertre (Monsieur Javelinot).

 

Pourtant, en arrivant , j'avais un peu peur du côté très sombre de ces Dialogues...Et finalement, une belle soirée, de la gravité, un beau final, traité comme une chorégraphie, sobriété et puissance de l'émotion,  un très bon accueil de la salle ( à noter d'ailleurs le soir de la première la présence, entre autres de Nathalie Dessay dans le public) .Une mise en scène ultra-épurée, la mise en valeur des mots, cette langue française qui parait tout d'un coup toute autre,  un décor très sobre, des toiles peintes qui montent et descendent, des superbes lumières, et surtout une très belle équipe de chanteuses...Le Dialogue des femmes, solistes ou choeur, bravo à elles, avec une mention spéciale à Marie-Ange Todorovitch , Mireille Delunsch et Sabine Revaut d'Allones, pour leur jeu, leur façon de dire les mots, et leur façon, d'un geste, d'un regard, d'incarner avec beaucoup d'humanités ces religieuses,  car, si j'aime beaucoup ce mélange de la musique et du texte, je reste une théâtreuse avant tout!Des images fortes qui resteront en mémoire, ces femmes alignées avant la guillotine, les grands panneaux du décor....Une mention spéciale aussi pour la qualité du programme, avec des notes de mise en scène et de nombreuses informations sur l'oeuvre.Bref, une soirée qui donne envie de revenir plus souvent à l'opéra!

Un petit détour par le spectacle musical...


Le jazz et la diva, opus II, mars 2010, Tours
La présentation du spectacle
Caroline Casadesus"Comment rêver artistiquement plus grand bonheur, mais aussi plus grand défi que celui de partager la scène avec les hommes de ma vie ?
Le Jazz et la Diva racontait avec humour et tendresse le mariage improbable entre la musique classique et le jazz ; pour ce nouveau spectacle, La Jazz et la Diva - Opus 2, la grande idée était de convier mes fils, David et Thomas Enhco, musiciens depuis leur plus jeune âge - tradition familiale oblige - à une joute musicale trépidante !
Alain Sachs signe une dramaturgie pimentée qui se joue à quatre, explorant avec délice les tourments et les richesses du passionnant sujet qu'offre la famille recomposée.
Nul doute que le plus grand nombre pourra s'y retrouver...!"
Didier Lockwood "Après plus de 200 représentations du Jazz et la Diva, nous n'avions toujours pas réussi à accorder nos violons. Nos cruelles différences commençaient même à s'exprimer dans la violence. Nous avons donc décidé de signer un pacte de non agression et de nous comporter enfin en adultes. Chacun sa musique, et l'un après l'autre.
Afin d'éviter les débordements regrettables du précédent spectacle, Caroline m'a imposé son fils cadet, Thomas, brillant pianiste intégriste classique, fraîchement sorti du conservatoire, bardé jusqu'aux dents de premiers prix et de médailles d'ors. Pour rendre la chose équitable, j'impose en ce qui me concerne la présence de son fils aîné David, un jeune gars super cool, bassiste groove à mort !Les airs de classique n'excédant pas les 5 minutes (ce qui vous permettra d'aller fumer une cigarette dehors, ou de boire un coup à la buvette), il ne vous faudra pas trop attendre pour assister à nos incroyable et enthousiasmantes voltiges électro-jazzistiques. Bon concert !"


"le jazz et la diva", un concentré de bonne humeur qui fait plaisir à voir! Le mélange des genres, la lutte contre les étiquettes musicales, une chanteuse qui chante des rôles de mezzo, de soprano, de jazz, avec le même plaisir, la Traviata qui dérive en impro jazz, Carmen revisitée, une usine à gaz de folie, et des musiciens virtuoses, j'adore!
2 heures de spectacle, beaucoup de rires , je regrette encore plus de ne pas avoir vu le premier opus!
http://www.lejazzetladiva.com/

 

Le jeu de l'amour et du hasard

de Marivaux

Mise en scène : Gilles Bouillon assisté de Gaëtan Guérin

  Avec : Hélène Stadnicki – Lisette ; Claire Théodoly – Silvia ; Samuel Bodin - Monsieur Orgon ; Bertrand Fieret – Dorante ; Florian Haas – Arlequin ; Antoine Sastre – Mario. Dramaturgie : Bernard Pico.

Scénographie : Nathalie Holt.
Lumières : Michel Theuil.
Costumes : Marc Anselmi.
Musique : Alain Bruel.

Nouvel olympia Tours, mars 2010

Une création 2008 du CDRT qui revient pour quelles dates à Tours après une tournée.

Je n'avais pas vu cette pièce à sa création et découvrait donc la mise en scène :

une pièce ultra connue, pas facile d'en faire une nouvelle approche, sobriété du décor et des costumes, qui donne toute sa place au texte, quelques projections vidéo pour souligner certaines répliques, des grands panneaux mobiles, du noir et du blanc, ... mais au final une certaine "déshumanisation" de la pièce pour moi, trop de froideur à mon goût... Cela n'empêche pas des moments de rires, et la découverte de jeunes comédiens à suivre!


TRÈS CHÈRE MATHILDE , février 2010

d'Israel Horovitz dans une mise en scène de Ladislas Chollat, en tournée après le théâtre Marigny l'année dernière
Avec Line Renaud , Samuel Labarthe (nommé aux Molières pour ce rôle) et Raphaëline Goupilleau .

Un Américain à Paris Mathilde Giffard est une femme de 88 ans, veuve d’un homme d’affaires parisien. Après avoir été la directrice d’une école de langues, elle coule des jours paisibles avec sa fille unique, Chloé, dans un immense appartement face au jardin du Luxembourg. Cet appartement a été vendu en viager, il y a plus de vingt ans, à un riche américain, Max Gold. A la mort de Max, son fils, Mathias, débarque dans la vie de Mathilde et de sa fille pour récupérer ce bien dont il vient d’hériter, sans savoir qu’elles l’occupent encore de leur bon droit. Commence alors une cohabitation forcée avec cet américain largué, qui n’est jamais arrivé à construire quelque chose dans sa vie. C’est donc l’histoire d’un homme qui a tout raté, là où son père a tout réussi, et qui devra cohabiter avec des inconnues avant de découvrir le lien qui les unit tous.

Que dire? Une très agréable soirée, illuminée par Samuel Labarthe... j'étais déjà fan depuis la boutique au coin de la rue, là, je dis chapeau!

Un sacré rôle, une transformation physique, un accent à couper au couteau, une présence , rien à redire!

Et puis il y a Line renaud, le partage, le bonheur d'être là, l'émotion au moment des saluts (une salle très enthousiaste!)

Et enfin le texte d'Israël Horovitz,pas inoubliable, mais plus profond que le début le laisse supposer , de rebondissements en révélations, d'émotions en rires, du rire aux larmes , toujours sur le fil, un beau moment de théâtre...

Seul regret : les incrustations vidéos entre les scènes, qui pour moi n'apportent pas grand chose.


 

Laissez-moi sortir!  février 2010

Texte de présentation

On pourrait se contenter de dire : quel talent, et quelle santé !, mais ce ne serait pas rendre suffisamment justice à la performance d'Annie Cordy dans « Laissez-moi sortir », la pièce de Jean-Marie Chevret

Laissez-moi sortir !

Une star du théâtre, en pleine maturité de sa carrière et de sa vie, vient de croiser le fer pendant des mois avec les chaînes de TV pour avoir son jubilé en Prime-Time. Le rideau s’ouvre sur le jour J. Très énervée, elle s’attarde au téléphone, à quelques minutes de partir pour la répétition de son show sur le plateau. Elle déclenche sans le vouloir la fermeture du rideau de fer qu’elle a récemment installé et se retrouve bloquée sur sa terrasse. Les téléphones étant restés dans le living, elle fait tout pour attirer l’attention des voisins, mais sans succès. Paniquée, elle écoute impuissante sur son répondeur les messages angoissés de la production. L’heure tourne et toujours prisonnière, elle rend les armes et accepte l’idée d’avoir raté son jubilé. Captive toute la nuit, elle va faire pour elle toute seule son émission et va revoir défiler les moments forts de sa vie. Mais, sera-t-elle libérée ?A Tours, jeudi 4 février

  J'y allais pour deux raisons:

- parce que j'avais envie d'une soirée de rires et de détente, et que c'est ce que le "'pitch" promettait

- parce que le texte est de JM Chevret, et qu'habitant la touraine où il est né, il fait partie des auteurs que j'aime à suivre

  Le bilan.

Objectif côté auteur comblé : non seulement pour les citations locales (après avoir casé saint-Epain dans Faux départ, JM Chevret réussi cette fois ci à placer la forêt de Loches et Chanceaux....) mais en plus, il était présent dans la salle à Tours.

Pour le rire.. c'est autre chose..et l'anecdote qu'il situe à Loches est d'ailleurs particulièrement tragique, on rit souvent certes, avec quelques répliques qui font mouche et qui restent en mémoire, mais le fond de la pièce est plutôt sombre finalement. Je pensais en sortir toute légère, j'en suis sortie pensive.... ce qui n'est pas plus mal.. mais ce n'était pas prévu!

Quand à Annie Cordy, que dire qui n'est pas été dit? Énergie, présence, décontraction, "positive attitude".. une grande dame quoi! (et très sympa dans les médias locaux, c'est son interview à la radio locale qui m'a poussée à acheter une des dernières places!)

Bref, un spectacle a ne surtout pas réduire à l'aspect comédie comme la presse a tendance à le faire....

Toutes les dates de tournée:

http://www.laissezmoisortir.com/


Music-Hall, de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Lambert Wilson, avec Fanny Ardant, octobre 2009
- Un spectacle choisi vraiment pour la curiosité de voir Fanny Ardant sur scène.. j'avais lu des critiques assez peu flatteuses des représentations parisiennes,j'avais un à-priori plutôt négatif , et je ne suis pas particulièrement fan de Fanny Ardant, de sa façon de s'exprimer.... et dans cet état d'esprit, ce fut finalement, comme souvent dans ces cas là, une bonne (je n'irai pas jusqu'à très bonne) surprise.

Une Fanny Ardant en actrice ratée en perruque blonde, je pensais avoir du mal à y croire, mais ce n'est finalement pas ça l'essentiel.
L'essentiel, c'est l'hymne au théâtre, à la vie, à cette passion, quelle qu'elle soit, théâtre ou chacun y mettra la sienne, qui pousse à se dépasser, à aller toujours plus loin, à vouloir toujours mieux, pour qui? Pour soi finalement, qui pousse à faire toujours le mieux possible, même face à soi-même seulement. Quoi qu'il arrive, elle ne lâche jamais. Et pour ce message, finalement, une Fanny Ardant, c'est bien.
Une Fanny Ardant à la double perruque, blonde patine, puis grise décoiffée , double distance, des scènes ridicules pleinement assumées, et sans que la diction, et cette langue spéciale, cette absence souvent de pronoms personnels ne me gêne, contrairement à ce que je craignais.
Les effets sonores que regrettaient certains ne m'ont pas dérangés non plus, mais je me suis demandée s'il y en avait autant qu'à Paris?
Et une rencontre ensuite avec les comédiens, un peu de temps au départ à démarrer, peu de questions, et finalement, des rires, de la simplicité, ce qui n'est pas toujours le cas de la part de certains acteurs. Le texte, la mise en scène, la "décantation" après Paris, les costumes, la musique... Là aussi, bonne surprise... et l'envie de se plonger un peu plus avant dans la lecture de Lagarce, de son journal.

 


 

La Douleur, de Marguerite Duras, mis en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieü Niang, interprété par Dominique Blanc,

monté au théâtre des Amendiers de Nanterre en décembre puis en tournée 
L'occasion pour dominique Blanc de retrouver celui qui l'a si souvent dirigée que ce soit au théâtre (dans "Phèdre" notamment, en 2003, dans "Peer Gynt" en... 1981!) ou au cinéma ("La reine Margot").
Récit autobiographique, l'attente...
Elle attend…1945...pas de nouvelles de son mari déporté, mort? en route pour le retour? Elle attend et elle se confie à ce journal.... douleur et angoisse de l'attente, de ceux qui restent, qui nous parle en renvoyant à d'autres séparations....
Elle, résistante, consigne la liste des arrivants dans le Journal Libre, espérant et redoutant tout en même temps de croiser un nom parmi tous, celui de son compagnon : Robert L. Entre ses allers-retours à la gare d’Orsay, la publication de Libre, le téléphone et les soirées silencieuses avec D., elle tente de lutter contre une image qui l’obsède, celle du corps de Robert L. « dans un fossé noir ». Robert L. est Robert Antelme, le premier mari de Marguerite Duras, et D. qu’elle retrouve le soir au retour d’Orsay, D. qui, tente de calmer sa douleur, est Dionys Mascolo, l’homme qu'elle a rencontré en 1942 et qui sera son second mari. Quant au texte, La Douleur, il a été rédigé en 1944-45, effectivement comme un journal, puis a été intégré au recueil du même nom.
Pamphlet politique aussi, à plusieurs reprises, Duras communiste assassine cette « droite » de De Gaulle qui décrète le deuil national à la mort de Roosevelt mais ne l’a jamais fait pour la douleur des déportés, Elle lui oppose la dignité de Robert, rentrant des camps, mais dans un état pitoyable.
Sur scène, seule, Dominique Blanc oscille entre jeu, lecture, distanciation... elle est la lectrice... elle est la comédienne... et peu à peu elle est le personnage..., devient doute, colère, douleur, doute, épuisement.... elle excelle dans ce registre.. même si j'avoue que j'aimerai la voir dans autre chose
quelques chaises, d’une table, une lumière blafarde... le texte prédomine, fait de ces chaises des lieux différents... seulement je dois l'avouer le texte n'est sans doute pas le meilleur de M. Duras...et parfois, un certain décrochage opère...
Bref une soirée qui laisse un peu sur sa faim, mais qui fait partie des spectacles dont je me souviendrai...

 

 

 

L’EPREUVE de MARIVAUX
L’argent peut-il pourrir une vie ?
Plusieurs intérêts à cette représentation…
- Le lieu d’abord : une ancienne usine désaffectée à Beaulieu-les-Loches (sud de l’Indre et Loire), des courants d’air, du béton, un espace scénique immense (permettant un départ des personnages en voiture !)
- Le metteur en scène : Michael Sadler, le plus tourangeau des anglais. Vous le connaissez surement… Journaliste, écrivain (Son « Un anglais à la campagne » dont l’intrigue se passe à quelques kilomètres de chez moi, est un délice), mais surtout adaptateur avec sa femme Lulu de pièces anglophones dans la langue de Molière (le texte français de Good Canary par exemple, c’est lui, ou encore celui d’Hystéria) , et à l’inverse traducteur de Marivaux en anglais
- La pièce en elle-même… drôle…cynique… les apparences, les sentiments…Marivaux quoi !
Le bilan ? Une soirée plus qu’agréable ! Une mise en scène déjantée, avec extraits d’opéra intégrés, Haendel, Purcell… drôle, enlevée, sans jamais tomber dans le « too much ». Quand aux comédiens, les dames tout particulièrement, à la hauteur !
http://www.tours.maville.com/actu/actudet_-Dans-une-usine-vide-Sadler-fait-vivre-Marivaux-_dep-933574_actu.Htm

 

 

 

L’Oiseau rare
Avec Gilles Baissette et Edwige Bourdy

 

Cette fille est incroyable....
Poussée par le compte-rendu d'Anne et les excellentes critiques avignonnaises, j'ai passé une excellente soirée avec un spectacle qui donne la pêche! Après avoir massacré quelques airs de Dalida et Barbara en chantant au retour dans ma voiture je viens de me mettre le Barbier de Séville pour avoir enfin l'air de Rosine en entier et vous livrer mes impressions sur cet ….
L’Oiseau rare
Avec Gilles Baissette et Edwige Bourdy   Mise en scène : Caroline Loeb
Textes : Yves Coudray (sur une idée de C. Loeb) 
Le Mardi 17 Mars 2009 à 20h30 à Joué Les Tours (37)
dans le cadre du festival Bruissements d'elles
Elle sait tout faire...elle chante, elle danse, elle fait l'andouille comme elle le dit elle même, mais surtout, elle nous embarque dans un tourbillon dont on n'a pas envie de sortir...Une soirée comme je les aime, où l'on est pris d'un bout à l'autre...si la trame est un peu légère, le talent de l'interprète principale fait oublier le reste....Une comédienne – chanteuse rare, capable de me faire rire aux éclats (la chorégraphie en guêpière sur l'escabeau est à mourir de rire)... mais aussi de m'émouvoir jusqu'à...pas tout à fait mais presque avec son « Mourir sur scène ».... et son « Ma plus belle histoire... ». Elle n'imite pas, elle est... elle réinvente les chansons, elle les dit, les mots prennent tout d'un coup tout leur sens et des textes que l'on croyait connaître paraissent tout à coup sous un jour nouveau... Je me voyais déjà bien sûr, mais tant d'autres...textes qui ne sont pas plaqués , mais qui pourraient véritablement être dits tels quels par le personnage... Un public conquis, des rappels chaleureux, des commentaires élogieux...
Bref, charmée...et bluffée d'ailleurs par le talent vocal de la dame...
Et une pensée particulière pour les pianistes anonymes des auditions et autres concerts..sans qui aucun chanteur ne saurait ce qu'il est... et pour toutes les Arlettes, qui sont passées du conservatoire à caissière en attendant d'avoir le nombre d'heures suffisants pour passer au statut d'intermittent du spectacle... 

 

Et pour tout savoir sur la comédienne-chanteuse :
http://edwige.bourdy.free.fr/

 

Mon père avait raison

 

Auteur : Sacha Guitry
Mise en scène : Bernard Murat assisté de Léa Moussy
Avec : Claude Brasseur, Alexandre Brasseur, Julie Farenc, Manoëlle Gaillard, Philippe Brigaud, Guilhem Pellegrin, Marie-christine Desmarest, en alternance Thomas Bénéteau, ou Yann Loubatière.
Un homme que sa femme quitte pour suivre son amant, élève seule son fils. Les résultats sont tels que le père, au final, tentera le tout pour le tout pour contrer la méfiance de son fils envers le beau sexe. La pièce a été interprété par Guitry père et fils, jouant leurs propre rôle. A la création, en 1919, ce fut un événement. Aujourd’hui, c’est une autre dynastie théâtrale, les Brasseurs, qui reprend le flambeau.
La vie, l'amour, la famille, la transmission, les femmes, ...vastes sujets...
une longue conversation, beaucoup d'humanité, des rires...
trois heures qui finalement passent vite et dont bien des phrases suscitent tout autant réflexion de nos jours.
un Guitry où les femmes en prennent pour leur grade (d'ailleurs il est drôle d'entendre la salle, hommes et femmes ne rient pas toujours au même moment...ni de la même façon, jaune parfois!)
Une pièce portée par Claude Brasseur, et son fils , leur complicité, leur tendresse, fait passer bien des choses. Un Claude Brasseur qui marque d'avantage dans la posture, la voix la différence entre les deux personnages interprétés, mais qui avait l'air très fatigué aux saluts.  Et on ne peut bien sûr qu'avoir une pensée pour pierre Brasseur...
Beaucoup apprécié aussi les comédiens interprétant le domestique et l'ex-femme . ...bref une bonne soirée, très bien placée en plus, et l'envie de reprendre le texte pour retrouver qqs unes des répliques cinglantes...

 

 

La cantatrice chauve de Ionesco, mise en scène D.Benoin , avec Eva Darlan

Mise en scène Daniel Benoin - Décor Jean-Pierre Laporte - Lumières Daniel Benoin - Costumes Nathalie Bérard-Benoin - Assistante à la mise en scène Emmanuelle Duverger
Avec Paul Chariéras (Monsieur Smith), Christine Boisson (Madame Smith), Éric Prat (Monsieur Martin), Eva Darlan (Madame Martin), Frédéric de Goldfiem (Le Capitaine des pompiers), Raluca Paun (Mary, la bonne)
Production Théâtre National de Nice - Coréalisation Théâtre National Sorescu de Craiova, Roumanie

bon là , j'avoue , je ne suis pas objective... Pour l'être, il faudrait se dire "et si ce n'était pas Eva Darlan dans ce rôle, qu'en aurais-tu pensé?" Et bien déjà je n'y serai sans doute pas allée alors!
alors tant pis... un spectacle qui commence par se rôder en province avant d'être joué à Paris...des partis pris de la mise en scène intéressants,vidéo, portables,  résolument modernes, pas de pendule, mais des petites trouvailles qui donnent un nouveau sens et une modernité certaine au texte, le tout servi par une bande de comédiens très à l'aise....
Le traitement du personnage de la bonne est...spécial...mais la fin bien trouvée. On est très loin de la Huchette!

La complicité entre l'équipe, la bonne humeur, la joie aux moments des saluts, et l'insistance sur cette complicité lors de la rencontre qui a suivi fait plaisir à voir!

  Au passage, pour retrouver l'actualité théâtrale d'Eva Darlan :le blog d'Eva Darlan


La folle parenthèse, Liane Foly

 

mise en scène signée Marc Jolivet.
Vous l'avez peut-être déjà vue d'ailleurs en DVD, à Marigny ou ailleurs, cette folle parenthèse qui ne devait durer que quelques représentations pour fêter les 20 ans de carrière de Liane. Et puis la mayonnaise a pris, un public conquis..
Depuis longtemps déjà au hasard d'émission de TV (j'ai souvenir d'une chanson de Dalida avec boys..., de Sylvie Vartan, etc...) et des spectacles des enfoirés, ses talents d'imitatrice perçaient... mais il fallait oser franchir le pas...
Une très belle réussite que ce spectacle qui donne la pêche. Deux heures non stop , déjà une performance physique, une trentaine de voix qui s'enchaînent en alternant skectch parlés et imitations en chansons avec la complicité de deux musiciens Jean-Yves et Pierre D’Angelo. très impliqués eux aussi dans le spectacle. Un geste, une attitude, et elle EST le personnage, impressionnant pour moi qui ne la connaissait qu'en chanteuse de jazz. On la (re)découvre imitatrice donc, mais aussi danseuse, et surtout extrêmement drôle ! Une sacré palette vocale, une justesse dans le chant avec d'autres voix et des registres à l'opposé, de Christophe Willem à Véronique Sanson, Shirley, Mireille Mathieu....J'en passe et des meilleurs!
Comme dans tout spectacle, quelques sketches peut-être un peu en dessous, mais le début et la fin du spectacle (Barbara – Dalida) sont remarquables. Et surtout, par rapport au spectacle de Marigny, un contenu en évolution : une nouvelle voix (Isabelle Mergault en présentatrice de JT), et le contenu de certaines imitations modifiés pour coller à l'actu (et avec Ségolène y a de quoi faire) mais aussi à la spécificité de la ville où a lieu le spectacle. Et ça pour se mettre la salle dans la poche, y a rien de mieux.
Un vrai contact avec la salle (comble) qu'elle fait chanter et qui démarre au quart de Tours (!) , des rires qui se propagent de la salle à la scène, la signature d'autographe directement sur scène à la fin du spectacle, et quelques mots émus à la fin, pour rappeler que c'était dans cette salle que Barbara avait donné son dernier concert, et que Liane était alors là en spectatrice...
Bref ce n'est pas du théâtre, mais je voulais quand même vous faire partager ce bon moment, na!
Si vous ne l'avez pas encore vu, non seulement le spectacle est sortit en DVD mais la tournée continue aussi en province avant un retour à Paris.

 

Saisons plus anciennes... mes 10 meilleurs souvenirs:

 

Au départ je pensais vous proposer un top 5 des meilleurs représentations théâtrales mais en replongeant dans mes programmes...seulement 5 c'est trop cruel! Déjà 10 c'est dur alors!
(au passage c'est très intéressant de retrouver des programmes et des billets pour des pièces qui ne m'ont laissé aucun mais alors aucun souvenir...ah bon j'y étais?!!)
Mon top ten donc de ces six dernières années (dans un ordre à peu près chronologique et non pas un classement), difficile de mettre des mots sur le ressenti qu'on provoqué ces pièces, juste quelques éléments...
Coups de coeur en région centre:


1)Tartuffe mis en scène par Brialy, avec JP Muel, P.Uchan et Eva Darlan, pour les liens entre Brialy-Darlan-Muel, pour les panneaux du décor...et pour Eva Darlan en Elmire...


2) La boutique au coin de la rue, une des premières pièces « à succès » que j'ai vu, ayant vu jusque là essentiellement des représentations avec des petites troupes locales. Le décor, l'esprit de la pièce, Samuel Labarthe et Marie Bunel....j'en suis sortie pas tout à fait comme j'y étais entrée, sur une petite bulle, toute légère.


3)Madame Marguerite...pour la performance d'Annie Girardot et la rencontre toute simple qu'elle a reservé au public ensuite...une grande dame


4)Macbeth par le théâtre équestre du centaure (la pièce est jouée à cheval)...un gros coup de coeur en particulier, pour Camille et son cheval frison en Lady Macbeth, lorsqu'elle arrive avec la bougie...et lorsque les deux chevaux se couchent l'un à côté de l'autre...des frissons partout et une autre vision de cette magnifique pièce!

 

5)Sarah...pour Robert Hirsch et Anny Duperey, pour les lumières, pour le « ailleurs »


6)La nuit des rois, mise en scène de D.Donnellan, en russe, avec uniquement des acteurs hommes...un grand moment


7)Au secours! De Muriel Robin, parce que je ne m'attendais pas à être émue et que pour avoir vécu certaines choses qu'elle évoque...j'y suis allée de ma petite larme...moi qui pensais passer une soirée à rire...impression très bizarre en sortant...


8)Marie Stuart, par la compagnie Râ, une magnifique soirée tout en poésie, une soirée où il s'est vraiment passé quelque chose


9)Un grand singe à l'académie, Cyril Casmèze...cet homme est fou! C'est dérangeant...mais c'est bien d'être dérangé de temps en temps!


10)Post-it, pour Nathalie, les pépitos et la bonne humeur!

 

 

En vrac, d'autres bons souvenirs....

Un cran en dessous, d'autre soirées qui m'ont laissé aussi de bon souvenirs...

Le Bossu par le théâtre du Kronope, avec un décor très bien imaginé...

Pygmalion, Barbara Schulz et surtout j'avoue pour Nicolas Vaude

La vie est un songe

Sur les valises, H/Levin

L'île Marivaux, adaptation de l'île des esclaves par le théâtre de l'Ante

Des crocodiles dans tes rêves, ou sept pièces en un acte de Tchekhov, CDRT

 

 

 

Théâtre et vidéos

 

Si comme moi vous êtes un peu loin des salles de spectacle ou que vous aimez vous passer en boucle votre pièce favorite, que parfois les bonus permettent de découvrir les coulisses, voici quelques uns de mes titres favoris...Petite sélection hétéroclite tout à fait personnelle! Wink

- Un coffret Michel Roux, en particulier le canard à l'orange par ce que c'est par cette pièce que je suis revenue au théâtre à la fin de l'adolescence lors d'une diffusion TV...cela faisait 4/5 ans que le théâtre n'était plus associé qu'à des exercices rébarbatifs au collège...et là j'ai redécouvert que cela pouvait faire passer de très bons moments. Et depuis, Michel Roux que j'ai eu la chance de voir sur scène (bon dans le Charlatan ça c'était moins bien) a toujours gardé une place particulière dans mon cœur!


- du boulevard pour des soirées décompressages sans prise de tête (je n'en citerai qu'une George et Margaret pour Danielle Darieux), des Feydeau, F. Perrin...


- des pièces que je n'ai pas pu voir sur scène et que j'ai beaucoup appréciées :
   Deux sur la balançoire qu'en raison de la distribution (Dujardin) je pensais ne pas aimer...et je me suis faite avoir! (Dans la même série, je pensais ne pas aimer et..L'abribus avec F.Foresti)
   Fernando Krapp m'a écrit cette lettre, pour l'investissement des acteurs
   Art ,   Joyeuses Pâques,   Good Canary, La maison du lac, Fugeuses... des bons souvenirs....

 

- des classigues Antigone (Schultz) , Phèdre(Blanc) , Tartuffe (Hirsch)...


- des pièces que j'ai vu "en vrai" en salle, pour le plaisir de les revoir autrement:
           Poste restante...parce que Line Renaud et Brialy
           Frou frou les bains, legereté et bonne humeur garantie
            Les Bodin's parce qu'ils sont de ma région et que je les suis depuis leurs débuts bien avant leur invasion de la capitale! 

        Un petit jeu sans conséquence. Je l'avais vu "en vrai" et je n'avais pas du tout accroché (j'étais il faut reconnaître très mal placée) une amie m'a convaincu de le regarder à la TV...et finalement j'en ai un meilleur avis! Comme quoi la tv peut avoir du bon! 

 

Du côté de l'opéra

Parce que un prix des places défiant toute concurrence et le lieux magique qu'est le grand théâtre de tours m'ont poussé à découvrir ce beau mélange du théâtre et de la musique, citons là aussi quelques meilleurs souvenirs...

Les premiers : la Traviata avec M. Delunsch et Tosca, avec N.Pavlovski.. de sceptique, me voilà conquise...

En vrac ensuite, Une vie parisienne festive, un Bal masqué avec des costumes superbes, un Amour masqué, pour les mots de Guitry....

 

 

Pièces de théâtre et genre policier

Parce que j'aime beaucoup les romans policiers et que le huis clos du théâtre va si bien à ce genre, mes coups de coeur:

 

-l'étrange nuit de Rockland, ma préférée
-piège pour un homme seul
-la chauve souris (adaptée d'un roman d'Agatha Chrisitie)
- huit femmes" de Robert Thomas, que l'on peut trouver en DVD collection "au théâtre ce soir".

 

 


A suivre.. mise à jour au prochain spectacle, et au plaisir de lire vos avis!