Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sculpture cavalière en amazone de Chana Orloff   (1888-1968) 

une artiste à redécouvrir!

Chana Orloff en 1906

Pour en savoir plus https://francefineart.com/2023/11/20/3497_chana-orloff_musee-zadkine/

Une artiste emblématique au parcours hors du commun
Rien ne prédestinait Chana Orloff, née en 1888 dans l’actuelle Ukraine, à devenir l’une des sculptrices les plus renommées de l’école de Paris. Élevée dans une famille juive émigrée en Palestine, la jeune femme arrive à Paris en 1910, pour obtenir un diplôme de couture. Mais, dans une capitale en pleine effervescence, Chana Orloff se découvre une vocation pour la sculpture. Au contact des artistes de Montparnasse, dont beaucoup, tels Modigliani ou Soutine, deviennent ses amis, Chana Orloff se forge un style personnel et inimitable. Ce sont surtout ses portraits, à la fois stylisés et ressemblants qui lui assurent le succès : avec eux, l’artiste entend « faire l’époque ». La réussite de Chana Orloff dans l’entre-deux-guerres est impressionnante : elle expose en France et à l’étranger et, en 1926, elle obtient la nationalité française après avoir reçu la Légion d’honneur l’année précédente. La même année, elle se fait construire par l’architecte Auguste Perret une maison-atelier sur mesure, près du parc Montsouris dans le 14e arrondissement de Paris, qui se visite toujours aujourd’hui. Preuve de son renom, Chana Orloff est l’une des rares sculptrices à prendre part à la grande exposition des Maîtres de l’art indépendant organisée au Petit Palais à Paris en 1937. Cependant, la Seconde Guerre mondiale vient interrompre brutalement son succès. Persécutée en raison de ses origines juives, Chana Orloff échappe de peu à la rafle du Vel d’Hiv’ avec son fils et parvient à fuir en Suisse. De retour d’exil en 1945, elle découvre sa maison-atelier saccagée. Elle se remet pourtant à la sculpture et partage sa vie entre la France et Israël où elle réalise plusieurs monuments, comme l’émouvante Maternité Ein Gev, dont le modèle à grandeur est présenté dans l’exposition. Elle disparait en 1968, un an après Zadkine.

 

 

Tag(s) : #L' équitation en amazone dans l'art
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :