Difficile de faire un article là dessus tant elle dépend et de la morphologie et du travail du cheval et de ses conditions de vie.
Les troubles alimentaires, pouvant être mortels, sont malheureusement encore trop fréquents chez les chevaux. Il ne faut pas hésiter à établir la ration avec un vétérinaire et s'en remettre aux aliments industriels (en lisant bien les notices) plutôt que de jouer à l'apprenti sorcier, en préférant les floconnés qui se rapprochent plus de l'alimentation traditionnelle et sont plus appétents et plus digestes aux granulés .La qualité de l'herbe devra elle aussi être très surveillée, et s'il faut se méfier de la richesse de l'herbe printanière et ne pas hésiter à parceller le pré pour limiter la consommation du cheval, il faut aussi se méfier de celle d'automne qui est cause de nombreuses fourbures. Une analyse du sol permet de savoir quels types de minéraux apporter en complément. Il existe maintenant chez de nombreux fabricants des gammes de concentrés spécifiquement élaborés pour compléter l'herbe pour les chevaux vivant au pré. La qualité des fourrages est aussi essentielle (pas de moisissure ni de poussière, sous peine de déclencher de sérieux problèmes respiratoires, récolté depuis au moins trois mois), la présence de traitement doit rendre extrêmement méfiant. Chaque année de plus en plus de chevaux se révèlent allergiques à la paille ou au foin...
Quelques principes généraux tout de même.
- L'estomac du cheval, de petite taille, ne lui permet pas d'assimiler correctement plus de trois à quatre litres de nourriture par repas. Il faut donc fractionner sa ration en au moins trois
distributions en respectant l'ordre : eau-foin-grain afin de favoriser une bonne assimilation et d'effectuer ces distributions à heures fixes. Sa digestion est longue (une trentaine d'heures en
tout), c'est donc la ration du jour précédant qu'il faut modifier en fonction de l'activité du jour.
- A l'état naturel, le cheval passe une quinzaine d'heure par jour à
broûter, la base de sa nourriture est donc l'herbe ou à défaut le fourrage (oui ça paraît évident, mais pour certains chevaux, l'herbe ils ne savent hélas plus trop quel goût ça a!).

-Au box si la ration est engloutie en 15 minutes, il va non seulement risquer de développer des tics liés à l'ennui, mais risque aussi de gros problème digestifs. Il faut lui assurer au moins 4 à
5 heures de mastication (foin) pour faciliter son transit, et l'occuper un peu.
- Tout changement alimentaire doit être progressif (de l'herbe au concentré, du granulé au floconné...) et s'effectuer de façon très progressive en diminuant l'un pour augmenter l'autre sur une dizaine de jours sous peine de graves troubles du métabolisme.
- Pour un cheval au box sur litière de paille: au moins trois distributions d'un kilo à 1,5 kgs de foin par jour (sans poussière), suivies une heure après de la ration de concentrés (contenu et quantité en rapport avec le travail et à adapter quotidiennement au travail!, en moyenne 4 à 6 kgs par jour, à base d'orge, d'avoine, de son et de maïs, graines de lin cuites pour leurs vertus laxatives), pierre à selle vitaminée et eau à volonté. Plus le travail du cheval est intense, plus la proportion d'aliments concentrés est importante par rapport au fourrage et inversement. Les fruits et légumes apportent un complément en fibre et en vitamines non négligeable, en plus de leurs vertus hydratantes et appétentes (3kgs par jour).
- Diminuer la ration la veille d'un jour de repos en remplaçant par exemple le repas du soir par un mash (différentes recettes, en gros : on verse 2 à 4 litres d'eau bouillante sur l'avoine concassée, le foin haché, on ajoute une poignée de graines de lin cuites, de son, de sel puis l'ensemble est couvert et on laisse macérer jusqu'au refroidissement. Avant de servir, on enlève éventuellement l'excès d'eau puis on mélange l'ensemble .On peut ajouter au moment de servir quelques pommes et carottes coupées en morceaux. Là encore des fabricants proposent maintenant des recettes toutes prêtes où il n'y a plus qu'à ajouter l'eau bouillante.
- En cas d'effort intense (une épreuve par exemple), le dernier repas (1 à 2 litres de floconnés) doit être distribué 3 heures avant.
- Le cheval boit beaucoup (40 litres par jour en moyenne pouvant
aller jusqu'au double en cas de fortes chaleurs), et il est très sensible aux odeurs et à la propreté de l'eau, vérifier donc quotidiennement l'état de l'abreuvoir.
- Et il n'est pas inutile de consulter régulièrement un dentiste équin...(les problèmes de surdents sont très courants et très douloureux pour le cheval)..tout comme d'être à jour au niveau vermifuges.