Une petite brève en forme de souvenirs de vacances, réveillés par le beau spectacle diffusé samedi sur le câble, la rencontre à Bercy des quatre principales écoles équestres européennes : portugaises, espagnoles, viennoises et françaises à travers le Cadre noir. Beau ballet, bien orchestré, différences mas aussi tant de similitudes dans les 4, bel hymne à la joie...à la gloire du cheval européen! Et si nos hongres selles-français se démarquent des entiers hispaniques des 3 autres écoles, la précision dans l'exécution du carrousel est époustouflante! mention spéciale aux espagnols que se soit pour le solo de Rafael Soto (bonne retraite Invasor et merci pour cette fraicheur et cette joie apportée au monde du dressage) et le travail à la garrocha, aux Portugais pour la bonne idée du piaffer sur plancher, version claquettes équestres et au Cadre Noir pour leur défi obstacles, et pour être en plein dans l'apprentissage du saut d'obstacles étroit, le piquet : chapeau! (bon, pour un des deux chevaux c'était quand même de la triche vu qu'il y avait un homme à pied de chaque côté pour encadrer l'obstacle!) .
Après avoir vu il y a quelques années le Cadre
Noir dans le même POPB et être allé plusieurs fois à Saumur, grande joie au printemps dernier lors d'un séjour en Andalousie : assister au fabuleux spectacle "Como bailan los caballos andaluces"
dans le prestigieux manège de l'école de Jerez... Beaucoup d'émotion aux premières secondes du spectacle : non ce n'est pas possible, je rêve, je n'y suis pas pour de vrai!!! Et si pour de
vrai...et à la place numéro 1 qui plus est!
Ne serait ce que les lumières et la musique du
début, avant même qu'entrent en piste les acteurs, on se dit que contrairement à ce que l'on aurait pu craindre, ce n'est pas un spectacle au rabais pour touristes mais bel et bien la vitrine de
ce qui se fait de mieux en équitation andalouse...Et le rêve commence....Des mois plus tard, j'en ai encore des étoiles plein la tête....dressage classique, de travail, travail à pied,
attelage...et superbe démonstration de travail aux longues rênes...la ligne de changement de pied au temps, la main posée sur la croupe...que du bonheur... (et avec beaucoup plus d'aisance et de
fluidité dans un vrai galop, que le cheval viennois à Bercy)...et rien que pour le cadre de l'école, dont le palais est attribué à l'architecte Garnier (l'opéra) , le magnifique patio servant de
paddock d'échauffement, surmonté d'une verrière, le parc et les fleurs...cela vaut le détour et mérite bien que l'on abrège la visite des bodega!