Après les articles consacrés à nos démonstrations d'équitation en amazone sur les pelouses du château de Chambord, Amazones à Chambord un article sur l'exposition qui s'y déroule en ce moment, tout à fait en lien l'une avec l'autre, la monte en amazone dans l'art :
Exposition d’art contemporain au château de Chambord, Manolo Valdés, chasse et traques dans l’histoire de l’art du 23 avril au 12 septembre 2010
Quelques extraits du dossier de presse, centrés sur les représentations de femmes et amazones à cheval bien sûr :
Le Domaine national de Chambord accueille du 23 avril au 12 septembre 2010, l ’un des plus grands artistes contemporains espagnols, Manolo Valdés, né en 1942 à Valence, qui se confronte depuis des décennies aux grands maîtres de l ’histoire de l ’art :Masacio, Ribera, Goya, Velásquez,mais aussi Picasso, Bonnard et Matisse . Pour autant son travail, qui réunit gravure, peinture et sculpture, va bien au-delà de la citation car s ’il est nourri de cette matière historique, son résultat, véritable réinterprétation, n ’en demeure pas moins une ouvre originale, forte et puissante, mettant souvent l ’accent sur certains détails picturaux. Valdés réactualise les images du passé, il interpelle notre mémoire visuelle. Dès sa première venue en 2008, Valdés a été séduit par Chambord et a voulu établir un dialogue entre ses œuvres et ce lieu extraordinaire.
L ’exposition, qui se déploie à l ’extérieur et à l ’intérieur du monument, est conçue comme une rétrospective des vingt dernières années de la production de Valdés. On y retrouve ses thèmes de prédilection déclinés sur différents matériaux comme la réinterprétation des œuvres de Velásquez (Dama a caballo, caballeros, Méninas ), les têtes monumentales Dorothy, Régina, Colosos, Mariposas, Ivy, Clio …) ou encore les natures mortes en bois massif (bureaux avec livres, bibliothèques )..
Cette exposition réunit une sélection d ’huiles sur toile, de sculptures et de gravures de Manolo Valdés réalisées au cours des vingt dernières années.
Ce choix permet de pénétrer l ’esthétique et la philosophie de l ’art de l ’artiste.
A retenir tout particulièrement ses Chevaux et Dames à cheval pénétrant les murs du château.
La Dame à cheval s ’inspire du portrait d ’Isabelle de Bourbon (vers 1629), tableau sur lequel Velásquez serait peu intervenu selon les spécialistes, peut-être uniquement sur la tête et la partie avant du cheval. Mais sans aucun doute, l ’image est structurée par le peintre. C’est ce que retient Valdés : une structure où le sujet du portrait et le cheval forment une pose, une unité. Cette structure est celle qui émane du tableau, et que Valdés précipite dans son alchimie formelle,dans son alambic de créateur, en nouvelle réalité, en sculpture.
A voir également la série de dix gravures de la Reine Marianne datée de 2001. Valdés y paraphrase le Portrait de Marianne d’Autriche peint par Velásquez en 1652, aujourd ’hui au Musée du Prado.
A suivre, un article sur les liens entre les oeuvres de Valdes et de Velasquez montrant des cavalières en amazone sur leurs chevaux.
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